BAMUM masque animal topper (50 cm - Kounden Chiefdom, Power-Transfer Dance)
Masque profondément sculpté, très stylisé (matériau contesté - peut-être du bois ou de la terre cuite), représentant la tête d'un animal générique ou fabuleux, caractérisé par de grands yeux exorbités, un museau arrondi et des oreilles lisses et rejetées en arrière. L'objet est un "masque d'animal" porté sur la tête et non sur le visage.
1. style esthétique et réduction zoomorphique
Ce masque de la chefferie Kounden est un exemple de la représentation animale des Grassfields, dans laquelle le réalisme anatomique est subordonné à une géométrie dynamique et expressive. Le sculpteur a réduit les caractéristiques de l'animal à l'essentiel : Les yeux sont des sphères massives et renflées destinées à capter la lumière, et le museau est exagéré pour créer un axe vertical fort. Ce style plein d'élan et de robustesse ne vise pas à représenter parfaitement une espèce biologique particulière, mais plutôt à distiller l'énergie cinétique brute de la "bête" dans un objet de performance portable et bien visible.
2 Fonction rituelle et transmission du pouvoir
Dans les chefferies des prairies camerounaises, les masques représentant des animaux réels ou imaginaires sont d'une importance capitale pour les danses et les fêtes traditionnelles. Ces représentations reposent sur la croyance selon laquelle les caractéristiques spécifiques de l'animal - force surnaturelle, intelligence, rapidité, endurance ou ruse - sont transmises physiquement et spirituellement à celui qui le porte. En revêtant ce masque lors d'une danse rituelle, l'interprète incarne la force indomptée de la forêt et apporte cette énergie vitale dans l'espace civilisé du village afin de bénir la communauté et de renforcer l'autorité du chef.
3. patine, altération des matériaux et preuve d'âge
La surface est imprégnée d'une patine épaisse, sombre et légèrement incrustée, qui indique qu'elle a été conservée pendant des années dans les chevrons remplis de fumée d'une hutte de trésor traditionnelle. La cavité intérieure présente des motifs d'usure lissés et organiques ainsi que des assombrissements dus à la sueur et aux frottements des têtes des danseuses. Les petites abrasions marginales le long des oreilles et du museau sont une autre preuve de l'utilisation active lors des mascarades énergiques et excitantes de la chefferie Kounden.
Résumé
Ce masque animalier expressif est un bel exemple de l'abstraction zoomorphe des Bamum. Sa patine sombre et les signes d'une sollicitation active de la danse le désignent comme un instrument important par lequel la force du monde naturel était dirigée vers la cour royale. Le matériau du masque (bois ou terre cuite) doit être confirmé par une photo.

