Aller au contenu
Notes

Un grand masque en bois sculpté de la chefferie de Mabouo, dans le sultanat de Foumban (Cameroun). Un visage humain souriant, aux dents découvertes, occupe le centre d'une planche ovale, encadré de lézards sculptés au-dessus, sur les côtés et en dessous.

1. Forme et sculpture

Le masque est taillé dans un seul panneau allongé. En son centre, un visage humain se détache en haut-relief : sourcils arqués, yeux en amande, nez large et bouche ouverte et souriante montrant deux rangées de dents sculptées. Des oreilles arrondies ressortent de chaque côté, et une calotte bombée s'élève au-dessus du front.

Six lézards entourent le visage. L'un descend du bord supérieur vers le sommet de la tête, deux longent les côtés supérieurs, un autre remonte depuis le bas vers le menton, et deux derniers suivent les bords inférieurs. Le dos des deux lézards centraux porte de fins motifs incisés. Ce sont ces animaux qui donnent au masque son sens : selon le catalogue de la collection, leur force et leurs qualités se transmettent symboliquement au danseur qui le porte.

2. Usage et contexte

Le catalogue décrit la pièce comme un type de masque plutôt inhabituel par sa taille, sa conception et son expression. Elle a été trouvée dans le trésor de la chefferie, ce qui laisse penser qu'elle n'était portée que lors d'occasions rituelles particulières, par le chef lui-même ou par son entourage immédiat. Les objets conservés dans le trésor d'une chefferie des Grassfields relevaient des regalia de la cour plutôt que de la mascarade publique.

3. Surface

Le bois présente une surface sèche, d'un brun gris. Le visage est plus sombre et plus lisse, surtout sur les joues, le nez et le menton. Le fil du bois, de petites fentes et de fines fissures verticales dues à l'âge sont visibles sur l'ensemble de la planche.

Résumé

Un grand masque de prestige, inhabituel, issu du trésor d'une chefferie bamoun, où un visage humain souriant et six lézards sculptés composent une seule image du pouvoir du chef.

Rédigé avec l’assistance de l’IA à partir de l’expertise de collection, des photographies d’objet et de nos propres recherches ; revu éditorialement. Des erreurs restent possibles — vos corrections sont les bienvenues. Notre méthode →

Autres œuvres de la collection