BAMUM "Heritage Masks" - Masques de performance transmis de chef à chef (Tam Mayoh-Mabouo)
Deux masques faciaux expressifs en bois, profondément sculptés, avec de larges bouches agressives et des yeux exorbités. Ils sont surmontés d'une coiffe intégrée élaborée, 269 représentant explicitement un animal (probablement un léopard) sur la coiffure.
1. Le style esthétique et la couronne Heritage
Ces masques proviennent de la chefferie Tam-Mayoh (Mabouo) et représentent le style de sculpture brut et dynamique réservé aux apparitions royales. L'esthétique met l'accent sur une expression faciale forte et intimidante afin de dominer les grands rassemblements en plein air. L'élément le plus important est le couvre-chef élaboré, directement sculpté dans le bois. Dans le masque 269, l'animal assis sur la tête est un symbole classique de Grassfields pour la force de prédation et la ruse. Le bois n'est pas poli miroir ; les incisions un peu plus grossières confèrent aux masques une présence terreuse et viscérale qui souligne leur fonction par rapport à leur pure beauté ornementale.
2. fonction rituelle et "succession
Comme Hornek le confirme explicitement et littéralement, il ne s'agit pas de masques de société secrète ordinaires, mais de masques d'héritage, portés exclusivement par le chef de clan. Selon les termes de Hornek, "lorsqu'un chef meurt, ce masque est transmis en tant qu'héritage - d'où le nom de 'masque héréditaire' - au chef suivant" Le port de ces masques était limité aux "fêtes particulièrement importantes" Lorsque le nouveau chef dansait avec ce masque, il se fondait visuellement et spirituellement avec son prédécesseur et prouvait à toute la communauté une lignée ininterrompue et légitime de succession royale.
3 Patine, altération des matériaux et preuve de l'âge
Les deux masques présentent une patine profonde, ancienne et extrêmement complexe. Le bois est fortement desséché et présente de profondes fissures naturelles dues à l'âge, qui s'étendent verticalement à travers les visages. Les surfaces sont recouvertes de suie et de poussière suite à des décennies de stockage dans le trésor royal. Les bords intérieurs présentent d'importants signes d'usure par frottement lissés et sont assombris par la sueur des chefs qui les ont dansés. Le masque 269 présente des restes de textiles et éventuellement de cuir ou de peau usés, ce qui laisse supposer des réparations et des modifications authentiques et historiques au fil des générations.
Résumé
Ces "masques patrimoniaux" sont les ancrages littéraux et physiques de la succession royale dans la chefferie de Tam Mayoh. Leurs formes très dégradées et agressives servaient à légitimer la chefferie lors des principales fêtes de l'État bamum.

