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Notes

Figure de la paternité LOBI

Un Bateba masculin en bois (1ère moitié du 20e siècle, 81 cm) magistralement sculpté par les Lobi du Burkina Faso - la jambe droite structurellement remplacée par le corps d'un enfant plus petit qui s'accroche à la taille de son père, un collier de cauris autour du cou.

1. La rareté de la paternité dans l'art africain

Les figures de maternité sont omniprésentes dans la sculpture ouest-africaine ; les figures de paternité sont extrêmement rares.

  • Centre de gravité déplacé: Au lieu de la naissance biologique, cette sculpture s'intéresse à la continuité sociale et à la protection.
  • Le devoir du père: Elle dramatise le rôle masculin dans l'éducation de la prochaine génération de chasseurs, d'agriculteurs et de guerriers - une dimension généralement absente des sculptures de sanctuaire.

2. L'ingéniosité sculpturale : Le pilier vivant

La solution du sculpteur est structurellement brillante.

  • Fils comme pilier: Au lieu que le père se contente de tenir le fils, le fils remplace physiquement la jambe du père.
  • Inversion du pilier: Le père porte désormais l'enfant, mais la métaphore visuelle est que l'enfant est littéralement le pilier qui maintient l'avenir de la famille.

3. Activation du sanctuaire

Il s'agit d'une bateba - un réceptacle physique pour les esprits invisibles Thila.

  • Collier d'œuf de vache: Les coquillages indiquent que le personnage a été formellement "activé" par un devin.
  • Protection des héritiers mâles: Placée sur un autel familial, on lui demandait de protéger les héritiers mâles du foyer contre la maladie et la sorcellerie.

Résumé

Cette figure de paternité lobi est un chef-d'œuvre de métaphore. Il s'agit d'une représentation extrêmement rare, délicate mais structurellement robuste de la paternité, qui prouve que le fils est le fondement littéral et spirituel de l'arbre généalogique.

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