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Notes

EKOI Janus masque-cimier

Un masque de tête de Janus (attribué à la fin du 19e ou au début du 20e siècle, 21 cm) recouvert de peau des Ekoi du Nigeria - monté sur un socle en osier tressé, un noyau en bois sculpté enveloppé de peau de bête tannée, des bouches ouvertes expressives tenant des dents insérées, des piquets en bois saillants pour les cheveux et une surface en cuir rigide foncé, présentant des marques d'ancienneté.

1. Hyper-réalisme dans la région de cross river

Les Ekoi (Ejagham) de la région de Cross River sont connus pour recouvrir les sculptures en bois de peau d'animal.

  • Technique de la peau d'antilope: La peau (souvent de l'antilope) est tendue sur le noyau de bois sculpté alors qu'elle est encore humide, puis rétrécie.
  • ** Omniscience de Janus:** Combiné avec des dents en os ou en bois insérées et la forme de Janus à double face, il en résulte un effet d'hyperréalisme — selon les croyances locales, les ancêtres regardent simultanément le monde physique et le monde spirituel.

2. Les sociétés de léopards Ngbe et Ekpe

Ces emblèmes recouverts de peau sont associés aux sociétés secrètes masculines.

  • Ngbe et Ekpe: Les sociétés de léopards constituaient historiquement une force juridique et politique importante dans la région de Cross River.
  • Transmission du nyama animal: On pense que la couverture de peau capte l'énergie vitale de l'animal de départ et transmet sa force originelle à l'initié plus âgé qui danse sous elle lors des funérailles et des rites d'initiation.

3. Tannage des peaux et conservation organique

L'ancienneté d'un masque recouvert de peau s'apprécie notamment en fonction de l'état de la peau et de son association avec le bois.

  • Durci et assombri: Le cuir présente une patine sombre et par endroits d'un aspect brillant, compatible avec une utilisation rituelle, des frictions à l'huile de palme et un stockage en milieu enfumé. Il épouse la structure de la sculpture sous-jacente.
  • Rétrécissement naturel: De fines fissures et un rétrécissement dans les zones de tension autour des yeux et de la bouche, ainsi que de rares restes de poils sur le sommet du crâne, suggèrent un long usage. De plus, la base en rotin tressé présente une oxydation et une patine sombre, des marques de vieillissement naturel cohérentes avec une utilisation rituelle à la fin du 19e ou au début du 20e siècle (vers 1890-1920).

Résumé

Caractérisé par sa force sculpturale et sa complexité technique, ce masque Ekoi-Janus s'inscrit dans le corpus de l'art recouvert de peau de la Cross River. Son altération organique et son design à double face en font un témoignage remarquable de cette tradition sculpturale.

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