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Notes

Ce petit masque facial appartient aux traditions de masques de la région du Rovuma, à la frontière entre la Tanzanie et le Mozambique, un territoire que les Makondé partagent avec leurs voisins Makua, Yao et Mwera. Les collectionneurs et les catalogues de musées regroupent ces ateliers étroitement apparentés sous le nom de complexe Makondé, car les pièces isolées permettent rarement une attribution sûre à un seul peuple.

1. Tatouages appliqués à la cire

Le trait le plus parlant est le décor des joues. Les rangées de points ne sont pas sculptées. Ce sont de petites gouttes de cire d'abeille noircie, pressées sur le bois, qui reproduisent les tatouages faciaux en relief (dinembo) portés dans la région jusqu'au milieu du XXe siècle. Une bande du même matériau sombre traverse le front. Ce type d'ornement de cire appliqué est une marque distinctive de la sculpture du complexe Makondé et ne fait pas partie de la tradition Chokwe d'Angola, à laquelle le masque était autrefois attribué.

2. Forme et surface

Le visage est un ovale compact de 18 cm de haut, au front bombé, aux yeux en fentes étroites logés dans des orbites peu profondes et concaves, au nez long et droit et à la bouche rectangulaire saillante. De petites oreilles en forme de blocs, aux lobes percés, se détachent de la tête ; le perçage des oreilles et les labrets d'oreille étaient des parures corporelles courantes dans la région. La surface porte un pigment brun-rouge mat avec des accents plus sombres sur la bouche et les sourcils. L'usure du bord et de l'intérieur des fentes oculaires semble correspondre à un usage plutôt qu'à une simple exposition.

3. Les masques faciaux dans le complexe Makondé

Les Makondé sont surtout connus pour le masque-heaume lipiko, porté sur le sommet de la tête du danseur lors des danses d'initiation mapiko. Les masques faciaux qui couvrent l'avant de la tête forment un second groupe, moins étudié, plus fréquent chez les Makondé de Tanzanie et leurs voisins Makua et Mwera ; les Makondé eux-mêmes les considèrent parfois comme une forme importée (Kingdon 2002 ; Israel 2014). Ils apparaissaient dans le même contexte de danses d'initiation, de récolte et de funérailles, portés avec un costume de tissu ou de fibres qui dissimulait le danseur.

Résumé

Les points de tatouage appliqués à la cire, les oreilles en bloc percées et le petit format ovale situent ce masque dans le complexe Makondé de la région du Rovuma plutôt qu'en Angola. Le masque avait été catalogué comme Chokwe lors de son entrée dans la collection ; l'attribution a été révisée en septembre 2026 à la suite de l'observation d'un lecteur.

Rédigé avec l’assistance de l’IA à partir de l’expertise de collection, des photographies d’objet et de nos propres recherches ; revu éditorialement. Des erreurs restent possibles — vos corrections sont les bienvenues. Notre méthode →

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