Ce que cet objet nous raconte.
Ancrée dans les recherches de terrain, les fonds muséaux et la littérature spécialisée — racontée avec respect pour le contexte dans lequel cet objet a vu le jour.
Masque de sanctuaire YORUBA (Epa)
Un masque de casque en bois haut perché à plusieurs étages (1ère moitié du 20e siècle, 138 cm) des Yoruba du Nigeria - un visage abstrait grotesque à la base, portant une superstructure avec une figure centrale de maternité assise entourée de serviteurs, peinte en polychromie fanée.
1. L'architecture du masque Epa
Les masques Epa des Yoruba du nord-est comptent parmi les masques les plus grands et les plus lourds d'Afrique.
- Les deux royaumes: Le masque est toujours divisé en deux parties. La partie inférieure est un casque en forme de pot avec un visage fortement abstrait et bombé, qui représente l'ancien monde mental chaotique. La partie supérieure représente le monde ordonné et civilisé de l'humanité.
2. La superstructure maternelle
- La société idéale: La figure centrale est une figure de maternité (une mère qui tient des enfants ou qui est entourée de serviteurs). Dans la culture yoruba, cela honore le pouvoir stabilisateur et vivifiant des femmes et l'importance d'une lignée nombreuse et saine.
- Spectacle athlétique: Pesant jusqu'à 30 kg, ce masque requiert une immense force athlétique. Pendant la fête de l'Epa, de jeunes hommes portent ces masques et tentent de sauter sur un monticule de terre. Un saut réussi garantit une année fertile pour le village ; une chute est un mauvais présage.
Résumé
Avec ses 138 cm, ce masque Epa est un chef-d'œuvre monumental de la technique yoruba. C'est un portrait du cosmos en deux couches, qui contraste l'énergie chaotique du casque spirituel avec l'harmonie civilisée et maternelle de la superstructure.



